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Entretien avec Hubert Falco

MUNICIPALES 2008
vendredi 8 février 2008

Du nucléaire militaire à la réunion du Congrès, en passant par une ligne très haute tension bientôt enterrée, le rugby, la zone franche, le train à grande vitesse et le tramway, Monsieur le Sénateur-Maire-Président de l’Agglomération (ancien Président du Conseil général, ancien Secrétaire d’État et ancien Ministre délégué) n’occulte aucune question. Voilà au moins quelque chose qu’on ne pourra pas lui reprocher.

ON a toujours l’impression que j’ai tout... Je vous le dis très sincèrement : on ne m’a rien donné. Je suis toujours allé chercher les mandats que j’ai obtenus. Jamais dans des conditions faciles, j’ai toujours travaillé...

Ça sera peut-être plus facile cette fois-ci...

C’est un tort de croire ça. La démocratie, ce n’est jamais facile. Et puis Toulon est une grande ville.

Les municipales restent-elles strictement locales, ou relèvent-elles ici de l’enjeu national comme ce peut être le cas dans d’autres villes ?

On me reproche de ne pas mentionner mon étiquette. Je suis président de l’UMP, je n’ai jamais caché mes convictions. Mais que je sache, messieurs Collomb et Delanoë [1] ne mettent pas en avant leur parti politique quand ils défendent leur mandat. Ils parlent de leur ville et s’adressent à tous les habitants. Je vais dans les quartiers. La particularité, c’est que je n’attends pas l’élection pour y aller. C’est peut-être pour ça qu’on dit que je suis le favori... On ne trompe pas les gens. Quand je vois les problèmes qu’il y a dans un quartier, une école à refaire, des trous à boucher, des lampadaires qui ne marchent pas, des structures publiques à créer, on ne me demande pas si je suis UMP. Après tout, vous êtes le maire de tous. C’est une élection de proximité, particulière, moins politique que les présidentielles ou les législatives. Les reproches qu’on me fait à Toulon, on les fait ailleurs à des maires de gauche.

Depuis 2002, l’organisation territoriale a considérablement évolué avec la création de TPM. Quelle lisibilité pour l’usager déjà confronté à la Ville, au Conseil général, au Conseil régional et à l’État ?

C’est en termes de compétences et de partenariat. L’intercommunalité est consécutive d’une loi voulue par la gauche. Je trouve que c’est une bonne loi. Permettre à des communes de garder leur identité tout en partageant leur volonté et leurs moyens pour faire avancer un territoire, c’est une bonne chose. La concurrence stérile entre communes pouvait pénaliser le citoyen. Aujourd’hui, c’est le maire de la Valette qui se bat pour remplir la zone industrielle des Playes à Six-Fours, et ce travail-là profite à tout le monde. Regardez Toulon : la plus grande ville du département. Il y a beaucoup de charges que Toulon devait supporter par son importance et sa position centrale, comme l’Opéra ou le stade Mayol, alors que tous les spectateurs ne sont pas toulonnais — loin de là. En revanche, ce sont d’autres communes qui recevaient les recettes de taxe professionnelle, car les zones industrielles et artisanales ne sont pas sur Toulon. Elles sont sur La Garde, La Valette, Six-Fours. L’Agglomération permet d’harmoniser tout cela.

L’Agglomération permet aussi aux élus de jongler avec les chiffres : quand le maire de Toulon contient la fiscalité sur sa commune, le président de TPM crée parallèlement un impôt communautaire...

Parlons-en de cet impôt. 153 agglomérations en France. TPM est la communauté d’agglomération la moins fiscalisée. On a créé un impôt de 0,3%. Le fait d’être aussi peu fiscalisés et de ne pas être endettés nous donne une possibilité de développement que d’autres agglomérations n’ont pas. Alors on ne peut pas dire que l’impôt qu’on n’a pas fait supporter à la ville, on le fait supporter à l’agglomération !

Est-ce qu’aujourd’hui vous rebâtiriez le Palais des Sports à l’endroit où il se trouve, dans un périmètre d’urgence nucléaire ?

Oui. Je n’ai aucun regret. Ces périmètres d’urgence définis par l’État — je pense aussi à la Pyrotechnie —, je me dis que peut-être il faudrait les revoir. Vous savez, si malheureusement on avait un incident nucléaire, les gens seraient plus en sécurité au Palais des sports qu’à Pignans, à Brignoles, au Faron ou ailleurs. [Moue dubitative du gratte-papier] Franchement, s’il y a un incident nucléaire... Après le Palais des sports il y a l’autoroute, après l’autoroute il y a un collège, des habitants à Bon Rencontre et au Pont du Las... Est-ce que les gens qui vivent là sont moins en danger qu’au Palais des sports ? Alors il ne fallait pas le constuire ? Écoutez, le Palais des sports est construit sur deux hectares. Il y avait un immense monticule de détritus au milieu des fortifications Vauban qu’on ne voyait plus. Aujourd’hui on a dégagé ces fortifications, il y a une voie qui passe, c’est éclairé... Il y a 8000 gamins qui fréquentent le palais chaque jour. Les gamins qui sont dans le palais ne sont pas plus en danger que ceux qui restent dans les écoles primaires et maternelles du Pont du Las, de Bon Rencontre, dans les collèges et les lycées, soyons sérieux...

Administrer une ville au cœur de laquelle la Marine nationale développe une activité nucléaire militaire implique donc un certain fatalisme.

Je ne suis pas fataliste, je suis responsable. Je suis allé voir, comme bon nombre d’associations invitées, je me suis fait expliquer les risques qu’encourait la population. On m’a expliqué que ces risques étaient pratiquement nuls. On nous a bien expliqué comment les choses risquaient de se passer et la probabilité infime pour que l’incident survienne.

Sur la zone franche : la spéculation des propriétaires a déplacé les curseurs vers le haut en matière de location et d’achat. Que peut la mairie pour contenir cette spirale pas vertueuse du tout ?

On a mis en place un droit de préemption. Si on voit qu’il y a une acquisition vraiment basée sur la spéculation, on peut se mettre au milieu. C’est la première zone franche en cœur de ville. Vous me parlez de la spéculation, je vous parle de ce qu’elle a apporté. Bilan au bout d’un an : 638 emplois. Quand j’ai signé la zone franche, Borloo m’avait dit : "ton objectif c’est 1000 emplois en cinq ans". 534 nouvelles activités, des commerces qui ont été créés dans bon nombre de rues, dans des secteurs difficiles. Le centre ancien, c’est certainement le dossier qui sera le plus difficile pour le maire de Toulon pour les années à venir. S’il est dans cet état, ce n’est quand même pas à la municipalité actuelle qu’on le doit. J’ai sollicité des aides, ce n’était pas facile. On a signé avec l’ANRU en 2006 [2]. On a la zone franche depuis un an. On y est, on commence à avoir des moyens de travailler. On va s’attaquer, îlot par îlot, au problème de cette vieille ville en tenant compte des situations, c’est vrai qu’il faut s’attaquer au problème du logement insalubre.

Avez-vous des moyens pour lutter contre les propriétaires qui refusent de revaloriser leur bien ?

Je commence à me donner des moyens pour lutter contre cette spéculation et ces propriétaires-là. Il faut savoir que dans le passé, on a garanti des loyers à ces gens. On disait à monsieur X "achetez ce logement et vous avez le loyer garanti pendant deux ans". Les propriétaires n’étaient donc pas franchement motivés pour rendre les logements décents puisque de toute manière, on les prenait tels qu’ils étaient. Je sais que ce sera un dossier difficile à gérer, mais je crois qu’on aura des résultats dans les années à venir dans le centre ancien comme on en a eu ailleurs... Dire que la ville est frappée d’immobilisme [3]... J’admets toutes les critiques en cette période mais ça ne fait pas très sérieux.... Et ça ne trompe pas les Toulonnaises et les Toulonnais... Quand on dit "il fait des rues et des places, il éclaire, il met des arbres et du dallage"... Chaque fois que je fais une rue ou une place, on creuse, on change tous les réseaux qui n’avaient pas été changés depuis 40 ans. Ce travail-là, il était indispensable de le faire. En 2002, j’avais reçu une note du Préfet qui m’avait dit "Monsieur le Maire, si vous ne nous donnez pas un plan de réhabilitation de vos cantines, vous devrez les fermer". On a rénové 46 écoles. Ce n’est pas spectaculaire, ce n’est pas ce qui se voit le plus, mais on l’a fait. Alors oui, on a été immobile pendant les six ans qui on précédé 2002. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Le bilan écologiste de la ville n’est pas exemplaire, de l’économie d’eau à l’éclairage urbain, en passant pas l’absence de développement des modes de transport alternatifs...

On met les fontaines en circuit fermé... Il n’y a pas de consommation d’eau particulière, et l’arrosage se fait la nuit. Sur l’éclairage : aujourd’hui il y a des ampoules qui consomment beaucoup moins en éclairant davantage...

Donc on en met plus...

Mais si on en met plus et que ça consomme moins !? On fait attention à maintenir un équilibre.

Et les pistes cyclables ?

Les pistes cyclables sur Toulon, il y en avait 6 kilomètres, il y en a 30 aujourd’hui ! Mais Toulon c’est Toulon : un entonnoir entre Faron et Méditerranée, on a peut-être moins de possibilité de faire des pistes cyclables qu’ailleurs... Par contre, il ne faut pas oublier qu’on a réhabilité le sentier des douaniers, qu’on a rendu gratuit l’accès aux plages du Mourillon, qu’on s’est battu pour obtenir l’ouverture au public des plages de la Mitre...

Le tramway ?

J’assume pleinement mes choix. Lorsque je suis arrivé, le premier tube n’était pas terminé [4]. Je l’ai inauguré. Je me suis battu pour avoir les crédits du deuxième tube. Ce n’était pas évident. Peut-être n’y serais-je pas arrivé si je n’avais pas été au Gouvernement. Il fallait terminer ce chantier qui était commencé. Il est en cours actuellement, il avance normalement avec la participation de l’État, de la Région, du Département et de TPM. On travaille à finir la traversée souterraine. Lorsqu’on inaugurera le deuxième tube, 70.000 véhicules passeront en sous-sol. 1800 poids-lourds qui traversent chaque jour Toulon passeront demain en sous-sol. On y verra peut-être plus clair en surface. Moi je dis qu’on n’a pas perdu de temps en transports. Le réseau Mistral créé par TPM a été classé parmi les plus propres de France. On a acquis 135 bus propres, sécurisés, équipés pour les personnes à mobilité réduite. On a créé le ticket unique...

...dans les embouteillages...

Il est indispensable qu’il y ait un site propre. Demain, il y aura un site propre à Toulon. La réflexion concerne le mode. Faut-il mettre du rail ou du pneu ? J’ai pensé que mettre du rail allait sinistrer la ville avant de la redresser. Mes prédécesseurs avaient acquis le matériel. Il a fallu que je me batte juridiquement pour faire annuler cette commande. On les aurait mis où, ces rails ? À Saint Jean du Var ? Sur Saint Jean, un seul sens est possible. Est-Ouest, et on n’a plus de stationnement. On le fait revenir par où, le tramway ?

Pneus ou rails, cette problématique semble identique !?

Il y a des technologies modernes. Regardez à Nantes, ils avaient des rails et maintenant ils se convertissent au bus. Ils disent qu’on obtient le même service, on transporte le même nombre de personnes dans le même délai avec beaucoup plus de mobilité. Alors oui, le TCSP est indispensable, cela se fera. Mais avec la situation particulière de Toulon, il faudra choisir un mode qui offre une mobilité que le rail n’offre pas. Voilà. C’est mon avis, après... Étudions, la technologie évolue...

Rien n’est abouti ?

Non, on n’a pas choisi. Je n’ai pas choisi le pneu, je dis simplement que cela s’étudie, et d’abord on termine le deuxième tube. Avec les travaux du deuxième tube — vous m’avez parlé d’embouteillage et chacun peut les voir —, vous vous rendez compte si j’avais fermé le boulevard de Strasbourg pendant deux ans ? Parce que c’est bien ce qu’il faudra faire si on veut installer des rails ! Alors on passe par où ?

Chacun sait qu’une ville qui engage des travaux sur le tramway est une ville sinistrée pendant la durée de ces travaux, c’était le cas à Nice, à Marseille, c’est le cas partout...

Oui mais la différence entre Marseille et Toulon, c’est que Marseille dispose de 10 avenues pour descendre sur le vieux port. Pour traverser Toulon, il n’y a que deux avenues. Moi j’ai vu ce que ça a donné de fermer en partie l’avenue de la République lorsqu’elle a été refaite.

Cela dit, vous avez réorganisé la circulation dans la ville cet été à l’occasion de la Tall ship et ça s’est bien passé.

Un million de personnes en quatre jours ! C’est pour ça qu’on a acquis les parcs relais.

Ils pourraient être utilisés pendant les travaux...

Ça s’est bien passé avec le bus, car avec le bus on peut facilement aller d’un endroit à un autre, on peut tourner, on peut descendre. Rendez-vous compte : les rails qui étaient prévus par nos prédécesseurs ne passaient pas par la gare, ne passaient pas sur le port, ne passaient pas sur le littoral...

Pas sur le premier tronçon, mais il peut y en avoir d’autres...

Moi je réclame de la mobilité. Alors après, le choix n’est pas fait, rien n’est enterré. J’assume mes choix de priorité.

En parlant de choses enterrées... Sur la ligne THT Néoules-Escaillon qu’on s’apprète à enfouir, les Verts et certains riverains dénoncent une mauvaise préparation de l’enquête publique et un déficit d’études scientifiques quant à la nocivité du rayonnement electromagnétique.

Peut-être. Moi je suis prêt à revoir les analyses et à donner toutes les garanties que le citoyen mérite. J’avais initié cette politique d’enterrement des lignes avec le Conseil général pour aider les communes, je pense que dans un village ou dans une ville, c’est quand même plus sain d’avoir des lignes enterrées que des lignes qui vous passent sur les maisons et les jardins. Maintenant, qu’on fasse des études, qu’on donne les meilleures garanties au citoyen.

Quelle est la politique de subvention de la ville vis-à-vis du RCT ?

La même que ce qu’elle a été depuis des années...

Le RCT, dans sa formule actuelle privée, ne peut pas se suffire à lui-même ?

On soutient les clubs sportifs de haut niveau comme on l’a toujours fait depuis 15 ans. La subvention n’a pas augmenté. Le RCT a un budget de 11 ou 12 millions, je crois, et les subventions s’élèvent à 2 millions. Hier, c’était 100% du budget. Vous savez, le RCT est un facteur de rassemblement. D’ailleurs personne n’en fait un débat électoral. Le RCT appartient à l’histoire, à la culture toulonnaises. C’est beau, quand il y a 12.000 personnes toutes classes confondues qui vibrent dans le stade derrière leurs couleurs. C’est particulier, quand même. Il ne faut pas qu’on en fasse un enjeu politicien. Les clubs de haut niveau, si on ne les aidait pas, ils n’existeraient peut-être plus. La subvention ne va pas dans son intégralité à la société professionnelle. Il y a une grande partie qui va à l’association qui prépare, l’école de rugby, les Reichel, les cadets, les juniors, les espoirs...

Sur la LGV. Le premier ministre souhaiterait qu’on n’en parle pas avant les élections...

Moi, j’ai toujours dit que s’il doit y avoir une ligne entre Marseille et Nice, je ne vois pas la raison pour laquelle Toulon en serait privée. Alors j’attends qu’on me propose des solutions. Divers tracés ont été examinés, des tracés fantaisistes... Le tracé fantaisiste, c’est tendre un pont sur le Revest ou faire un trou dans le Coudon. Ça, je suis absolument contre. J’attends de voir ce que RFF [5] va nous proposer et surtout, qui va payer.

On est toujours sur une gare à la Garde ?

On est toujours sur le projet d’une gare dans la plaine de Cuers ou dans la plaine de la Garde.

Que pensez vous, pour conclure, de ce que certains appellent « la forfaiture du Congrès » ?

Le Congrès est quand même l’émanation de la Démocratie. Le Président de la République avait cette solution. Jacques Chirac a choisi le référendum, Sarkozy a choisi le Congrès. Le Président a pensé que le choix des Français pénalisait la France par rapport à d’autres pays européens. Est-ce qu’on n’a pas le droit d’avoir les mêmes chances que les autres ? C’est un choix.

On convoque le peuple une première fois et puis, étant donné que le résultat n’est pas jugé satisfaisant, on change les modalités pour que ça aille dans le bon sens...

La pire des choses aurait été de mettre en place des modalités qui ne sont pas légales. La réunion du Congrès est légale.

Votre avis personnel sur la question ?

Je pense que Jacques Chirac aurait déjà dû le faire. Au moins il n’y aurait pas eu ce débat-là. La voie du référendum n’était pas opportune sur ce sujet. Ou alors il aurait fallu que tous les peuples concernés soient soumis au référendum. Mais il ne faut pas rester en marge de l’Europe.

Propos recueillis le 7 février 2008 par G. Suchey
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[1] Maires socialistes de Lyon et Paris.

[2] ANRU : Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine.

[3] Référence faite à un article de Libération publié la veille : Hubert Falco, le règne de l’immobile.

[4] Traversée souterraine de Toulon dans le sens Ouest-Est.

[5] Réseau Ferré de France.

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  • Entretien avec Hubert Falco 24 février 2008, par le moco (1 r?ponse)
  • Entretien avec Hubert Falco 14 février 2008, par Bob l’éponge (1 r?ponse)
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