Toulon  Var agglomération Qualité France Média Economie Culture Justice et injustices Cuverville sans frontière Cuverweb pratique
Maison fondée à Toulon en 1995

LETTRE D'INFORMATION | CONTACT
Faut-il raser la barre de l’Avenue de la République ?
jeudi 1er juillet 2004

CE qui contraste à Toulon, quand on arrive de Nice, de Cannes ou de Marseille en bagnole, c’est qu’on ne peut pas faire bronzer son coude en roulant au pas le long du port, même en baissant la vitre. Et pour cause : une barre d’immeubles isole la circulation automobile des quais, uniquement piétons.

Le débat sur la démolition de la barre de l’Avenue de la République est sans cesse posé depuis qu’un architecte, au lendemain de la Seconde guerre mondiale, a fait élever des immeubles que beaucoup jugent immondes. Les projets de la municipalité actuelle sont d’ouvrir de plus en plus le centre ancien de Toulon sur la mer. Mais elle bute toujours sur cette barre.
Il semblerait que la première phase d’ouverture soit terminée : l’Avenue de la République est regoudronnée, les lampadaires sont blancs, et le reste du mobilier urbain flambant neuf. Il s’agit également d’éclairer les palmiers la nuit pour « embellir la ville » comme disent certains, ou pour montrer la prise de participation du sieur Hubert dans la compagnie Palmiers-à-gogo & fils comme ironisent d’autres.
Le patronat local souhaite désormais percer la ville par une « large avenue descendant vers la mer » dans le style haussmannien [1]. Ah ! Haussmann et ses charges de cavalerie sur les ouvriers en grève !
La deuxième phase pensée par la mairie sera certainement de racheter petit à petit les commerces qui assiègent le rez-de-chaussée de la barre. Car à l’origine, on avait prévu de laisser la vue sur la mer. Les immeubles reposaient sur des piliers donnant à la barre un air d’immense pilotis. Puis, petit à petit, la municipalité toulonnaise de l’oncle Maurice a autorisé les commerçants à ouvrir leur affaire, et donc à boucher irrémédiablement la vue sur le port. Le but de la municipalité actuelle serait de faire marche arrière et d’agrandir la percée sur la mer par le rachat de baux.
Mais comme l’a dit Hubert lors du conseil municipal du 24 juin 2004 : on ne virera « pas un commerce important, je vous rassure ». Les coquillages d’André Herrero n’ont donc pas de souci à se faire. Par contre, le kebab du coin risque de sentir le roussi d’ici quelque temps.

Saint-Just

Imprimer Imprimer

[1] Métropole n°75.

Répondre à cette br?ve

<span style='text-transform: uppercase;'>TPM et le développement urbain</span>
Retour vers la rubrique
<span style='text-transform: uppercase;'>Toulon Var agglomération</span>
Dans le m?me dossier
Risques majeurs : le mystère de la "réglementation dans les zones les plus exposées"
(28/08/2005)
SIAPE : qu’importe l’amphore, pourvu qu’on ait l’ivresse
(05/03/2005) (2 messages)
Revue d’assainissement sur l’ère toulonnaise
(25/02/2005)
Moi technocrate. Moi urbaniser.
(11/11/2004) (5 messages)
Dansons sous la pluie
(27/10/2004) (3 messages)
Jardin des Olivades contre mairie d’Ollioules : la modernité n’est plus ce qu’elle était
(04/06/2004) (4 messages)
Pollution à Toulon : Les particules excédentaires
(15/10/2003) (5 messages)
Dans Toulon à vélo on dépasse les moccos
(11/03/2003) (27 messages)
Les br?ves
Un tramway nommé déprime
(26/02/2005) (8 messages)
Ollioules : le lobby de la coucourde contre le progrès (suite)
(21/01/2005) (2 messages)
Ollioules : le lobby de la coucourde contre le progrès
(10/12/2004) (1 message)
Falco enterre le tramway
(07/05/2003) (4 messages)